La
Basilique
La Basilique est un Sanctuaire dédié
à sainte Anne. Il est donc tout naturel
que les premières images qui attirent notre
attention nous parlent de sainte Anne.
Même si nous savons peu de chose de sainte
Anne, le seul fait d’être la mère
de Marie et la grand-maman de Jésus est
suffisant pour que l’Église la reconnaisse
et la vénère depuis des temps immémoriaux.
Toute la voûte de la Basilique nous parle
d’elle : elle nous raconte sa vie, la vie
d’une sainte femme juive de cette époque,
elle nous parle de ses vertus, qui, soit dit en
passant, devraient aussi être les nôtres;
elle nous parle de sa glorification.
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Le
vestibule
En tout premier lieu,
nous nous retrouvons dans le vestibule. Ici, toute
la décoration a été conçue
dans un esprit d’ensemble, une sorte d’évocation
du monde où vit l’être humain, une
représentation de l’activité
divine dans le temps, prolongée par
l’industrie humaine.
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D’abord, on a rendez-vous
avec Dieu le Père, le Créateur
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Puis, on découvre le
système solaire et toute la
nature, représentée par les
animaux, les plantes et les fruits. |
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Ensuite, vient le temps : les
heures, les jours, les saisons et les mois
évoqués par les signes du zodiaque. |
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La chapelle située à
l’extrémité nord évoque
la naissance : une ronde des nouveaux-nés expriment la joie de la vie nouvelle jaillie des eaux baptismales. |
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En traversant le
parquet, c’est le travail humain qui
est représenté à travers
les arts, les métiers
et les sciences. |
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Jusqu’à la chapelle
du Calvaire située à l’extrémité
sud qui rappelle comment la mort a été
vaincue par le Seigneur et est devenue l’entrée
dans la vie qui ne finit plus. |
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Enfin, au centre de toute cette
représentation, c’est par la
danse que sont exprimés la joie de
vivre et le bonheur d’entrer dans la
maison de Dieu. |
Entrons-y et
allons feuilleter les pages de ce merveilleux
livre d’images.
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L'abside
Au cœur de l’abside, juste au-dessus
du maître-autel, nous voyons Sainte Anne,
la Vierge Marie et l’Enfant Jésus.
Sainte Anne présente un fruit à
Jésus; ce n’est pas simplement une
gâterie de grand-mère envers son
petit-fils, c’est un merveilleux symbole
de sa mission de Rédempteur et Sauveur
de l’humanité; ce n’est pas
un fruit de mort comme le fruit qu’Adam
et Ève ont mangé, mais un fruit
de VIE, réparation de la faute originelle.
Dans cette glorification, ces trois personnages
sont entourés de plusieurs bienheureux
de notre Église avec, en plus, saint Joseph,
saint Joachim et saint Jean-Baptiste. En arrière-plan, un grand orchestre d'anges musiciens, fort élégants.
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La
statue
Glorifiée au ciel, sainte Anne est priée
sur la terre et dans ce Sanctuaire. C’est
au pied de cette statue que se donnent rendez-vous
toutes les misères humaines. On y vient,
comme on va chez une bonne grand-maman, assuré
d’être bien reçu.
La
chapelle dédiée à sainte Anne
La chapelle située à l’arrière
lui est également consacrée. C’est
là qu’est exposée une relique
de sainte Anne qui fut donnée au Sanctuaire
par le Pape Jean XXIII. La grande mosaïque
de cette chapelle évoque son rôle
de protectrice des petits, des humbles et de tous
ceux qui souffrent.
Les
deux verrières
Enfin, les deux grandes verrières des transepts, les bras de la croix, sont également consacrées
à Sainte Anne évoquant deux grands
sanctuaires.
Celui de sainte-Anne-d’Auray en Bretagne et sainte-Anne-de-Jérusalem.
Le rôle le plus important de sainte Anne
est de nous guider vers son petit-fils Jésus.
Cette Basilique est avant tout un lieu de célébration,
surtout de célébration de l’Eucharistie,
la rencontre par excellence avec Jésus.
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La première série des vitraux
Le Christ est le premier personnage qui attire
notre attention.. Drapé de son vêtement
rouge, Il est situé dans la verrière
juste au-dessus du maître-autel. Il est
entouré des prophètes et des patriarches
de l’Ancien Testament qui ont prédit
et annoncé sa venue.
Pendant sa vie publique, Jésus a prêché
la Bonne Nouvelle. C’est dans les hautes
verrières des transepts que nous pouvons
les lire.
L’un des textes fondamentaux de Jésus
est son Sermon sur la Montagne où il a
proclamé ses célèbres BÉATITUDES,
des paroles de Lumière, d’Espérance
et de Joie, qui donnent à nos célébrations
et à nos vies une fraîcheur et une
saveur inégalées.
On trouve ces béatitudes dans les vitraux dans les transepts.
Dans la grande nef, on trouve des témoins qui ont marqué l'histoire de l'Église
Deuxième
série de verrières
Dans la deuxième série de verrières,
on remarque ses apôtres, les premiers
disciples, et, sur les quatre piliers centraux
de la Basilique, les auteurs des quatre évangiles
: Marc, Matthieu, Luc, et Jean
qui ont mis par écrit leur expérience,
que nous relisons toujours et qui rendent Jésus
si vivant, si présent et si proche de nous.
Les
chapiteaux
Les chapiteaux, qui couronnent les colonnes, nous
font voir avec un art remarquable ce que racontent
les évangiles : la vie du Christ, depuis
sa naissance jusqu’à sa mort et sa
résurrection.
Ces sculptures de Maître Émile Brunet
sont considérées comme des chefs-d’œuvre… et pourraient bien être
les plus beaux chapiteaux du monde.
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Les
Chapelles rayonnantes
Les Chapelles rayonnantes et le déambulatoire
ont été construits avant le Concile Vatican II. Comme tous les prêtres célébraient
la messe en particulier, la Basilique avait besoin
de nombreuses chapelles. Elles sont toujours là
et, par leur beauté, elles rendent gloire
à Dieu. Formant une couronne autour du
chœur, une grande murale en mosaïque,
racontant l’histoire de l’Eucharistie,
relie toutes ces petites chapelles.
Saint Alphonse, fondateur de la Congrégation
des Rédemptoristes.
Notre-Dame du Perpétuel Secours, dont la
dévotion est confiée au Rédemptoristes.
Saint Patrick, un hommage de nos nombreux pèlerins
d’origine irlandaise.
Saint Joseph, le gendre de sainte Anne
Saint Benoît, un maître spirituel,
fondateur de bénédictins, à
l’origine de toutes les vies consacrées.
Saint Jean-Baptiste de la Salle, l’éducateur.
Saint Joachim, l’époux de sainte
Anne.
Saint Jean Baptiste, patron des Canadiens-Français.
Le Cœur Eucharistique : chapelle de la sainte
réserve.
Et enfin, saint Gérard Majella, frère
rédemptoriste, un saint remarquable.
Les
bancs
Les célébrations rassemblent
les enfants de Dieu. Mais c’est une hymne
de toute la création qui s’élève
de la grande nef de la Basilique, comme si les
260 plantes et autant d’animaux sculptés
sur les bancs s’unissaient discrètement
à ce cantique d’action de grâce.
Le
plancher
Même le plancher parle! Eh oui! Il
nous rappelle nos limites. Nous venons rencontrer
le Seigneur, mais nous nous rendons compte que
nous nous éloignons souvent de Lui. Mais,
qu’est-ce donc qui nous éloigne de
Lui?
Nous avons d’abord ici le tapis des concupiscences :
le pouvoir, les richesses et les plaisirs. En
soi, ce ne sont pas de mauvaises choses, pourvu qu'on s'en serve avec
modération.
Et dans l’allée centrale, sept médaillons
nous rappellent les péchés dits
capitaux.
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La
grande chapelle de l’Immaculée-Conception
Dirigeons-nous vers l’étage inférieur
pour découvrir la grande chapelle consacrée
à l’Immaculée Conception.
(Montrer la statue de Marie de M. Moroder).
D’une architecture typiquement romane, la
chapelle est ornée de peintures réalisées
par Frédéric Doyen
pour ce qui est des peinture de l’abside : la Nativité
de Jésus et la Présentation de Marie
au temple de même que les trois peintures
du triptyque nord.
Frédéric Doyon étant décédé avant d’avoir
terminé son œuvre; c’est le
peintre Marius Dubois qui a pris la relève. C’est ainsi qu’on y retrouve plusieurs
peintures des bienheureux de notre église,
de même qu’en fond de scène,
à l’arrière, le couronnement
de Marie au Ciel.
Les
chapiteaux
Remarquez, en guise de chapiteaux pour les colonnettes, 176 toutes petites mosaïques
représentant des oiseaux, des fleurs, des
papillons, de toutes petites choses, mais combien
jolies, et qui rendent encore une fois présente
toute la nature, création d’un Dieu
bien généreux qui nous manifeste
son amour à travers toutes ces beautés.
La
chapelle du Très Saint Sacrement
On doit aussi à Marius Dubois la décoration
de la chapelle du Très Saint Sacrement,
centrée sur l’Eucharistie, à
partir de l’Agneau Mystique et de la moisson
abondante qui annoncent déjà l’Eucharistie.
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Encore
deux petites choses
Une des meilleures
répliques de la Pieta, oeuvre de Michel-Ange,
se trouve ici et c’est plus qu’une
œuvre d’art! Beaucoup de pèlerins
y retrouvent courage, force et espérance.
Père
Pampalon
De l’autre côté, le tombeau
du Vénérable Père Pampalon,
un jeune rédemptoriste québécois
décédé ici à Sainte-Anne-de-Beaupré
en odeur de sainteté à l’âge
de 29 ans. Il possède un don spécial
pour aider tous ceux qui souffrent de dépendance,
vis-à-vis des drogues et de l’alcool.
Conclusion
Nous avons fait un tour rapide de la Basilique,
nous avons feuilleté rapidement ce grand
livre d’images. Je dirais en terminant que
nous sommes en présence d’une œuvre
d’art certes, mais c’est plus qu’une
œuvre d’art.
Cette Basilique est l’expression de la
foi de notre peuple, de son affection pour la
Mère de Marie qu’il appelle affectueusement
LA BONNE SAINTE ANNE. C’est un haut lieu
de prière, de lumière, d’espérance.
Lieu de fête et de réconciliation.
Sainte-Anne-de-Beaupré, 350 ans d’histoire,
de merveilles. Faisons nôtre la prière
que Jean-Paul II adressait à sainte Anne
le 10 septembre 1984 :
« Bonne Sainte Anne, je
suis venu t’honorer et t’invoquer
avec tous ces pèlerins dans ton Sanctuaire
de Beaupré. Depuis les origines de l’Église
du Canada, que de personnes ont ressenti les effets
de ta puissance et de ta bonté! Étends
ta bienveillance sur l’Église de
notre temps. Aide-la à renouveler son élan
pour remplir la Mission que le Christ lui a confiée
: Que la Rédemption devienne de plus en
plus abondante dans ce monde qui a tant besoin
de lumière, de justice et de paix!»
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