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Parlant du pèlerinage de Sainte–Anne, qui venait de s’établir sur la côte de Beaupré en 1658, Mgr François de Laval, premier évêque de Québec, écrivait dans une lettre pastorale: « De notre autorité épiscopale, nous l’approuvons et confirmons par les présentes lettres, confessant de plus que rien ne nous a aidé plus efficacement à soutenir le poids de la charge pastorale de notre Église naissante que la dévotion spéciale que portent à sainte Anne tous les habitants de ce pays, dévotion qui, nous l’assurons avec certitude, les distingue de tous les autres peuples ».

Un lien mystérieux de communion s’établit dès le début entre les premières Nations et les pionniers venus de France. La grand–maman, depuis longtemps respectée dans les familles autochtones, devint plus qu’un symbole; elle apparut comme une invitation à se tourner vers cette autre grand–maman, la mère de la Vierge Marie, la grand–mère de Jésus. Sainte Anne fut un agent merveilleux de réconciliation entre les premiers habitants de la Nouvelle–France et les premières nations.


Depuis ce temps, la dévotion à sainte Anne n’a pas cessé de grandir et de s’étendre, non seulement à travers le Québec, mais dans les autres provinces du Canada, aux Etats–Unis et présentement dans le monde entier. Pèlerins et visiteurs, au nombre d’environ un million et demi par année, ne cessent d’affluer à Sainte–Anne, les uns pour vivre une expérience de foi en compagnie de sainte Anne et implorer une faveur, les autres pour trouver un sens à leur vie.

Quant à la beauté artistique de la Basilique, héritée du néo–roman, elle offre une remarquable opportunité de s’ouvrir à la foi chrétienne.