Imprimer cette page Réduire la police Agrandir la police
 



Pour ceux qui cherchent un sens à leur vie ou qui veulent s’approcher de Dieu, ce Sanctuaire de Beaupré est sûrement un lieu tout à fait privilégié. Tout, dans cette Basilique, nous parle de Dieu : les verrières, les chapiteaux, les mosaïques, les statues, entre autres celle de sainte Anne, surtout le tabernacle où Jésus réside en permanence. C’est un cadeau que Dieu a offert aux pèlerins et aux visiteurs venus de partout à travers le monde, afin de manifester sa bonté. Tout cela nous a été donné grâce à sainte Anne elle-même. Sainte Anne, pour ceux qui ne le savent pas, c’est la mère de la Vierge Marie, la grand-mère de Jésus. Ce qu’elle veut, ce qu’elle a de plus à cœur, c’est de nous accueillir tels que nous sommes et de nous conduire à son petit-fils, Jésus. Vous êtes dans la maison de Dieu, vous êtes des enfants de Dieu, vous êtes de la famille de Dieu. Comme on dit en québécois : « Faites comme chez vous ».

Déjà, en 1667, Mgr François de Laval, le premier évêque de Québec, soit neuf ans après la construction de la première chapelle, écrivait dans une lettre pastorale : « Notre jeune pays a un besoin tout particulier de protecteurs dans le ciel et nous voyons les fidèles de ce pays se tourner vers sainte Anne dans tous leurs besoins. Dieu s’est plu à récompenser ce recours à elle par de nombreuses faveurs de toutes sortes ». Treize ans plus tard, en 1680, il voit dans le Sanctuaire de Sainte-Anne un signe providentiel de communion entre les premières nations déjà établies dans ce pays depuis des millénaires et les premiers colons venus d’Europe : « De notre autorité épiscopale, déclare-t-il, nous l’approuvons et confirmons par les présentes lettres, confessant de plus que rien ne nous a aidé plus efficacement à soutenir le poids de la charge pastorale de notre Église naissante que la dévotion spéciale que portent à sainte Anne tous les habitants de ce pays, dévotion qui, nous l’assurons avec certitude, les distingue de tous les autres peuples ».

Depuis les années 60, on sait ce qui s’est produit dans nos communautés chrétiennes : la diminution de la pratique religieuse, les épreuves terribles qui pèsent sur la famille, l’Église et la société en général. Au milieu de cette profonde mutation, sainte Anne continue d’exercer son ministère d’accueil, de bienveillance et de guérison auprès de tous ceux qui viennent la rencontrer. Ils sont toujours aussi nombreux que dans les meilleures années : environ un million et demi de pèlerins ou de visiteurs chaque année. Sainte Anne accueille tous gens-là, quels que soient leur état d’âme ou leurs croyances. Sainte Anne, c’est la grand-maman, chargée de manifester l’infinie Miséricorde de Dieu. Comme le dit la prière que vous pouvez lire dans vos bancs : « Personne n’a repris la route sans avoir éprouvé ton réconfort ».

Qu’est-ce que vous êtes venus chercher ici dans ce Sanctuaire? Quelle faveur allez-vous obtenir? Un secours spirituel? Une lumière pour éclairer votre route? Un changement dans votre vie, une conversion? Pourquoi pas une guérison? Ça, c’est le secret de sainte Anne. Elle sait ce dont nous avons besoin et nous exaucera sûrement, même si notre prière nous paraît très pauvre.

1. Des faveurs d’ordre spirituel

Commençons par les faveurs spirituelles. C’est de loin le plus important : le sens de notre vie, notre vrai bonheur, celui que Jésus nous annonce dans son évangile, en particulier dans les Béatitudes. Jésus ne nous dit pas : « Je viens pour vous guérir, pour vous donner de l’argent, pour vous aider dans vos affaires ». Il dit plutôt : « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle » Mc 1, 15. Quand on vient à Sainte-Anne, c’est d’abord pour se convertir, pour changer de vie.

Sans doute, il n’est pas facile pour un journaliste, ni même pour un prêtre de raconter toutes les guérisons spirituelles que Dieu accorde par l’intercession de sainte Anne. Le pèlerin lui-même soupçonne à peine les richesses qui sont déversées sur lui pendant son pèlerinage. Il suffit d’avoir passé, ne fût-ce que quelque temps dans la Basilique, pour mesurer les trésors de grâce qui sont accordés aux pèlerins, soit par le Sacrement du Pardon, soit par l’Eucharistie, soit par une prière confiante.

Que de pèlerins viennent ici, et après un temps de réflexion et de prière, décident de recevoir le pardon de leurs fautes et de changer de vie! Ils repartent heureux, prêts à recommencer une vie nouvelle. Ou bien tel type a vu clair dans une affaire difficile qui lui semblait impossible  de régler. Tel autre reçoit une consolation, une paix intérieure qui lui fait voir les choses tout autrement, comme le dit saint Paul : « N’entretenez aucun souci; mais en tout besoin, recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et  vos pensées, dans le Christ Jésus » Ph 4, 6-7.

Certaines personnes peuvent venir à Sainte-Anne, pensant peut-être qu’elles seront guéries d’un malaise physique. Ils se disent : « Tiens, je vais toucher la relique; d’un coup si je recevrais ma guérison? ». Ils s’approchent de la relique et demandent au prêtre de toucher la partie malade, comme si la Bonne Sainte Anne ne savait pas où ça fait mal. Non, la dévotion à sainte Anne n’est pas une panacée, un remède miracle, qui nous fasse passer à côté du véritable sens de la vie. Sainte Anne n’est pas ici pour faire oublier le message de Jésus. Rappelons-nous ce que Jésus lui-même nous dit : « Celui qui veut me suivre, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ».

Vous remarquez que le pèlerinage ne consiste pas d’abord à prier pour des guérisons, mais à célébrer notre foi en Église. Du matin au soir, les gens circulent dans la Basilique, s’agenouillent au pied de la statue de sainte Anne, écrivent leurs requêtes sur une feuille de papier et les déposent dans une boîte disposée à cet effet. Tous ces gens-là sont venus pour prier. Afin de répondre aux désirs que l’Esprit Saint suscitent dans leurs cœurs, les responsables du Sanctuaire ont déposé dans les bancs et au pied de la statue de sainte Anne des livrets ou des feuillets de prière. Même ceux qui ne savent pas prier peuvent toujours exprimer leurs sentiments par des paroles très simples. D’autres prient spontanément, selon les mots qui montent dans leur cœur.

Comme dit saint Paul : « L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu » Rom 8, 26-27.

On apprend ici à prier en Église, c’est-à-dire en communion avec tous nos frères et sœurs. Ils arrivent de partout et parlent toutes sortes de langues. Le pèlerinage se déroule souvent sous forme de processions ou d’autres célébrations, où tous les pèlerins prient et chantent en anglais ou en français, les deux langues les plus utilisées au Sanctuaire; parfois, les célébrations s’expriment même dans d’autres langues comme l’italien, l’espagnol ou le créole.

Un autre élément essentiel du pèlerinage, c’est la confession. De nos jours, on a souvent recours à des psychologues pour régler ses problèmes. L’Esprit Saint ne renie pas le travail des psychologues; la science, c’est une coopération à l’œuvre de Dieu. Mais très souvent, nos difficultés intérieures proviennent de nos propres fautes. Elles demeurent. parfois des années durant, enracinées au fond de notre conscience et de notre volonté et nous empêchent d’avancer. Il faut nous convertir. Jésus nous enseigne, surtout dans la parabole de l’enfant prodigue, comment un jeune homme avait quitté sa famille et gaspillé l’héritage que son père lui avait laissé. Finalement, réduit à la plus grande misère, le jeune homme se dit : « Je vais retourner vers mon père et lui dire : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi; je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes mercenaires’» Lc 15, 18-19. Que fait le père quand il le reçoit à la maison? Il embrasse son fils avec effusion, le rétablit dans sa dignité de fils et prépare un grand banquet. Le Sacrement du Pardon, c’est cela : c’est la rencontre avec le Père, plein de miséricorde. C’est l’enfant de Dieu qui se jette dans les bras de son Père et qui est délivré de toutes les fautes qu’il a commises, peu importent leur nombre et leur gravité. Le pèlerinage est un lieu de réconciliation; voilà pourquoi, il y a toujours un prêtre à votre disposition pour célébrer avec vous votre retour à Dieu; et cela se fait dans le plus grand anonymat. Vous repartez le cœur en fête, guéris de vos péchés, prêts à recommencer une nouvelle vie.

Un autre moment privilégié, c’est l’Eucharistie. Le pèlerinage est une rencontre intime avec Jésus. C’est comme la première communion des enfants. La messe, qui peut paraître un geste routinier dans son milieu paroissial, devient ici comme une fête de famille, un renouvellement de nos relations avec Dieu. Nous sommes faits pour vivre unis à Dieu, pour que toute notre vie soit comme irradiée par la présence de Jésus en nous. Jésus nous dit en effet : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit; car hors de moi vous ne pouvez rien faire » Jn 15, 5.Un pèlerinage, c’est le lieu où on apprend à faire en sorte que toute notre vie soit comme habitée par Dieu, habitée par son Amour. Voilà pourquoi, les responsables du Sanctuaire attachent une si grande importance à l’Eucharistie. Elle est célébrée ici à longueur de jours.

Beaucoup de pèlerins sont venus à Sainte-Anne déprimés, malheureux et rêvant de recouvrer la santé, comme si c’était le seul bonheur qui existe sur terre. Ils ont prié, ils ont versé des larmes et poussé des gémissements au pied de la statue. Et pourtant, ils sont repartis, les yeux éclairés d’une nouvelle lumière, leur âme animée d’une joie ineffable. Ils sont retournés dans leur chambre de malade ou leur lit d’hôpital, où ils espéraient ne jamais revenir. De là, ils ont exprimé ce qu’ils ont vécu au cours de leur pèlerinage.

À titre d’exemple, voici ce qu’une jeune américaine a écrit au Secrétariat : «  Je suis une jeune fille âgée de 22 ans. Je suis au lit depuis cinq ans. Je suis venue à Beaupré, cherchant une guérison. Et maintenant, me voilà de retour à la maison, plus souffrante que jamais. Il y a plus : la mort soudaine de deux de mes frères, la mort de ma mère. Mais, tout cela, c’est la grâce de Dieu.
            « Durant l’été, je passe quelques heures au soleil. C’est maintenant l’hiver et je dois demeurer au lit toute la journée.
            « Pourtant, depuis mon pèlerinage, je suis heureuse et satisfaite de mon sort. Je comprends mieux à présent, par mes prières et mes souffrances, que je peux aider le monde. Il y a tant de choses à faire, tant de choses à demander : il y a les missions lointaines pour lesquelles on peut prier, la conversion des pécheurs, les pays frappés par la guerre.
            « Je crois vraiment que je peux faire davantage ici que si j’étais dans le monde en parfaite santé. Je reçois la sainte communion chaque lundi et je suis si heureuse que les mots ne peuvent pas décrire ma joie. À certains jours, je souffre plus que d’habitude. Quand je ne peux pas prier, j’offre à Dieu mes souffrances. Je sais que la douleur passera, mais non pas la récompense.
            « Il y aurait beaucoup de choses à dire concernant le bonheur de ma vie, même si les gens trouvent ça dur de croire qu’on puisse être heureux sur un lit de malade. Mais je suis réellement heureuse. Dieu est bon, et sa sainte Mère est aussi ma Mère, et sainte Anne est ma grand-mère. Qu’est-ce que je puis demander de plus? »

2. Des faveurs temporelles

Même si elles ne sont pas nécessaires à notre salut, les faveurs temporelles sont souvent un soutien important pour notre foi. Depuis 350 ans, sainte Anne ne cesse d’accorder des guérisons, des grâces d’ordre physique, voire même le règlement d’une affaire qui semblait être insoluble. Comme le dit la jeune américaine, tout cela dépend de la Volonté de Dieu. Parfois, il va permettre qu’une personne poursuive son pèlerinage sur la terre dans la souffrance et le délaissement, comme Marie le dit à Bernadette Soubirous lors d’une apparition : « Je ne vous promets de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».

Très souvent, depuis 1658, sainte Anne  a guéri des personnes qui souffraient d’une maladie apparemment incurable. Vous pouvez remarquer un certain nombre d’ex-voto accrochés sur une colonne derrière la Basilique : des prothèses, des béquilles, des supports physiques de toutes sortes que les pèlerins ont laissés en signe de reconnaissance. Sainte Anne agit comme Jésus dans l’évangile. Il guérit un grand nombre de malades, chasse des démons, ressuscite même des morts ou multiplie les poissons et le pain pour des milliers de personnes. Mais il le fait toujours en vue du Royaume, afin d’aider ses disciples à croire en sa mission de Rédempteur. Chaque fois, il demande aux miraculés de n’en parler à personne, mais seulement de rendre grâce à Dieu de les avoir secourus. Le miracle est une invitation à se tourner vers Dieu, non pas un instrument  de propagande. Voilà pourquoi, nous ne faisons jamais d’enquête approfondie sur les miracles; nous laissons les gens cheminer dans leur foi. Cette faveur a été pour eux une occasion de s’approcher de Dieu et de vivre leur vie chrétienne dans l’espérance du Royaume qui vient. Le pèlerinage de Sainte-Anne n’est donc pas une cour à miracles, mais un lieu de conversion.

Il y aurait beaucoup à dire au sujet des faveurs que le pèlerin reçoit par l’intercession de sainte Anne. Voici, à titre d’exemple, comment une protestante a vécu sa guérison physique et comment sainte Anne l’a amenée sur le chemin de la perfection.

Il s’agit de Mme Helen Tubbs, originaire du Michigan. À l’âge de onze ans, elle fut frappée par une attaque de paralysie infantile et fut condamnée à passer le reste de sa vie sur un fauteuil roulant. La paralysie affectait tout le corps, de la tête aux pieds, laissant seulement la tête libre d’exercer ses mouvements. Quand elle eut vingt-deux ans, une amie, une épiscopalienne comme Mme Tubbs, lui suggéra de faire un pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré. Selon la manière habituelle des protestants, en recherche d’une inspiration spirituelle, Helen ouvrit la Bible. Ses yeux tombèrent sur les mots du treizième chapitre de saint Luc. L’évangéliste raconte l’histoire d’une femme qui avait été guérie, grâce à sa foi, d’une maladie qui avait duré dix-huit ans. Toute hésitation disparut et, en dépit de son infirmité, la jeune non-catholique partit pour Québec, à une distance de 1,600 kilomètres.

Elle arriva au Sanctuaire le 18 juillet, le second jour de la Neuvaine. C’était la première fois qu’elle entrait dans une église catholique. Le lendemain, elle écrivit ceci: «  Je me suis sentie bien  dans cette église! Dans cette maison de Dieu, j’ai fait l’expérience de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence. J’ai été épiscopalienne pendant vingt-deux ans et j’ai senti qu’il manquait quelque chose à ma foi comme protestante. Je réalise maintenant que c’était la Présence réelle. Cela, les Protestants ne l’ont pas.
            « Bien que personne ne m’eût persuadée que je devais devenir catholique, j’ai compris que l’Église catholique était la seule sur terre, la seule fondée par Jésus Christ.
            « Après reçu suffisamment d’instruction, je décidai de recevoir le Baptême. Pendant que j’étais paisiblement assise dans un fauteuil roulant, à écouter le sermon, je sentis comme un frémissement. Quand je retournai dans ma chambre, je m’empressai d’enlever ma cuirasse d’acier et je m’aperçus que je n’en avais plus besoin. Je la plaçai au pied de la statue de sainte Anne. Mais la guérison corporelle ne devait pas être complète ».
Pendant plusieurs étés, Mme Tubbs est revenue au Sanctuaire, demandant à sainte Anne de compléter sa guérison, car elle avait l’intention d’entrer dans une communauté cloîtrée, entièrement dévouée à la prière et au sacrifice. Mais, demeurait l’obstacle qui venait de son infirmité. Elle fut finalement acceptée chez les Sœurs Notre-Dame, dans le Kentucky.
Quelques années plus tard, elle envoya une lettre aux gardiens du Sanctuaire dans laquelle elle disait : « Bien que je conserve un handicap partiel, une bonne part a disparu du temps où je demeurais alitée ou circulais en fauteuil roulant. Les handicaps nous gardent près de la Croix du Christ; et le Calvaire peut conduire au Thabor. C’est ce que j’ai découvert par ma propre expérience. À travers le réseau de la polio, j’ai découvert la vraie Église fondée par Jésus Christ lui-même ».

*   *    *

Cet exemple nous fait mieux comprendre le vrai sens de l’intercession de sainte Anne. Elle n’a pas guéri complètement cette femme. Ce qui importait, c’est qu’elle réponde à sa vocation. Quant à sa guérison, elle en a reçu juste assez pour poursuivre son pèlerinage sur la terre. Voilà ce que sainte Anne veut nous accorder, à nous aussi. Elle est proche de sa fille, la Vierge Marie, proche de son petit-fils, Jésus. Dieu lui a confié un ministère de bonté et de tendresse et lui a donné tous les moyens pour l’exercer selon les bienveillants desseins de Dieu.

Que venons-nous faire ici? Comment vivre mon pèlerinage? Tout simplement à la façon de l’enfant prodigue : en me jetant dans les bras de Dieu, ou si l’on veut, en me jetant dans les bras de sainte Anne, en lui confiant tous mes soucis tels qu’ils apparaissent à ma conscience. Sainte Anne n’attend qu’une chose de notre part : notre confiance. Elle nous redit le message de Jésus : « Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira » Lc 11, 9. Le pèlerinage est d’abord une affaire de confiance, non pas dans nos vertus, non pas dans nos mérites, non pas dans le rôle que nous jouons dans l’Église ou la société, mais la confiance en notre grand-maman sainte Anne qui nous aime et veut nous secourir.